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Virginie Despentes, Vernon Subutex 3

By admin, 13 juillet 2017 9:12

« La farce atroce de durer »

Les voix de Vernon Subutex, mêlées, sont celles des marginaux et des employés, des anarchistes et des bourgeois, de droite, de gauche et de nulle part. Bruissant, hurlant, criant le monde avec âpreté : « A ce stade de laideur, ça doit vouloir dire quelque chose. »


Un souffle de colère porte sans aucun paradoxe l’empathie de l’auteur pour les Misérables du nouveau millénaire, autant dire chacun d’entre nous. La polyphonie absorbe le siècle pour mieux le recracher. L’énergie textuelle gratte et écorche les surfaces. Creusant, acharnée, les entrailles de l’humanité.

Pourquoi ces gens quand ils accèdent au pouvoir, cessent de dire la vérité. Pourquoi ils ne s’assoient pas au micro pour raconter, simplement, “voilà comment ça s’est passé”. Voilà comment j’ai défendu une idée, que je croyais juste et bonne, et voilà comment on m’a convaincu de conduire mon pays à l’abattoir.

Nul n’échappe au chaos socialement organisé et au jugement cru des narrateurs : « C’est la seule différence entre le sociopathe et le militant politique – le sociopathe se contrefout d’être dans le camp des justes. Il tue sans les préliminaires, c’est-à-dire sans perdre de temps à construire sa victime comme un monstre. Les militants, eux, font ça correctement : d’abord la propagande, et ensuite seulement le massacre. »


L’éponyme et insaisissable Vernon Subutex a accédé au cours du deuxième tome à un statut de leader spirituel, incarnant par la magie des « convergences » une lumière vacillante. De cette parenthèse enchantée, il ne sera jamais dupe : « Il pense que personne n’est solide. Rien. Aucun groupe. Que c’est le plus difficile à apprendre. Qu’on est les locataires des situations, jamais les propriétaires. » L’auteur fait de Vernon le premier et le dernier témoin du naufrage qui emporte les êtres : ceux qui croient être tout, et ceux qui (disent-ils) ne sont rien…


Ce corps à nous, travesti de molécules agitées et banales, tout le temps se révolte contre cette farce atroce de durer.
(Céline, Voyage au bout de la nuit)

Vernon Subutex 3, Virginie Despentes, Grasset, mai 2017.

Gwenaëlle Ledot.

Christian Oster, La Vie automatique

By admin, 25 juin 2017 17:48

Horla ?

Une maison brûle : le narrateur, au lieu d’appeler les secours, temporise et regarde. A l’extérieur de sa maison, et à l’extérieur, semble-t-il, de lui-même. Spectateur de sa vie, hors, là… « C’est cette passivité qui comptait, dans laquelle je m’étais réfugié, ou investi… »
Résolument investi dans le néant, il se rend à Paris et s’installe à l’hôtel. Impliqué modérément dans ses rôles de comédien, il retrouve sur un tournage une actrice autrefois célèbre, France Rivière, qui l’invite chez elle. Là, il comprend que sa présence est requise par la surveillance de Charles, le fils de son hôte, atteint d’une mystérieuse pathologie psychiatrique, sur laquelle il échafaude quelques hypothèses plaisantes :


« Une sorte de tropisme, en somme. Quelque chose comme du japonisme. La manie, à tout moment, et de façon parfaitement inopinée, de s’envoler pour le Japon. Réflexe onéreux, pathologie lourde. Et moi ? »
Un voyage au Japon en compagnie de Charles constitue donc une nouvelle translation, sans plus de sens manifeste que les précédentes. Puis reprennent les tournages. Les scènes, décrites avec minutie et un humour subtil, illustrent le doute hyperbolique qui frappe les personnages :
« … en réalité on travaillait ensemble sur des vies qui n’étaient pas les nôtres, en tentant de les approcher comme si c’étaient les nôtres mais sans rien dévoiler de ce qu’étaient les nôtres, peut-être parce qu’en les dévoilant on aurait vu qu’elles ne nous appartenaient pas tout à fait non plus. »
Au « trou noir » du passé s’oppose la surface blanche et lisse du présent, mimée par des mots qui n’absorberont rien… Ces mots, comme de petites perles, tissent une vie ténue, suspendue au fil têtu de la plume :
« Jusqu’à preuve du contraire, c’est moi le fou. »

Christian Oster, La Vie automatique, éditions de l’Olivier, février 2017.

Gwenaëlle Ledot.

Salvador Juan, Sociologie d’un génie de la poésie chantée : Brassens

By admin, 25 février 2017 11:34

Brassens, une magie reparue

Salvador Juan, Sociologie d’un génie de la poésie chantée : Brassens, Le Bord de L’eau éditions, janvier 2017.

Un essai sociologique fait renaître la magie de la poésie chantée : Salvador Juan démontre en quoi (et dans quelle écriture) Brassens a tracé un portrait génial et inédit d’une certaine société française, composant, à sa manière provocatrice et quasi surréaliste, un tableau kaléidoscopique. L’auteur fait appel à Jean Duvignaud pour mettre en lumière une transgression des normes qui « porte aussi les germes de la résistance humaine et peut engendrer du changement social. »[1] ; à Edgar Morin pour éclairer la situation (complexe) de l’artiste au regard de la culture de masse ; à Elisabeth Badinter pour rendre compte d’une (bien regrettable) essentialisation de la femme, perceptible dans la plupart des textes : Brassens, pointe à ce propos une jeune sociologue, a toujours dépeint les femmes comme « appartenant à une « espèce à part », qui « n’entreront pas dans le club de l’amitié virile où tout est simple et beau, entre individus libres et égaux… »[2] S. Juan souligne quant à lui que le poète a pour essence de « capter et synthétiser l’esprit du temps… », sur ce sujet comme sur bien d’autres…


D’autres facettes, plus souriantes, de Brassens sont élégamment illustrées par d’abondants extraits de l’œuvre : son écriture facétieuse, au service d’un imaginaire puissant, génère des « pantalonnades » riches de sens ; sa méfiance salvatrice assassine les enrôlements suspects et les emportements idéologiques, quels qu’ils soient. L’auteur livre également une subtile analyse des problèmes infinis que posent aux traducteurs étrangers les textes ciselés de Brassens (et d’en montrer aussi les réussites, comme autant de preuves qu’un « traduttore » n’est pas inéluctablement « traditore »…) Le polisson de la chanson, très conscient des ressorts et de l’influence de son art, s’inscrit résolument dans une tradition littéraire, de Villon à Rabelais, Hugo et Aragon ; et l’analyse du discours à laquelle se livre l’auteur met en lumière ses trouvailles verbales innombrables, un art indiscuté de la concision et de la formule, pour parvenir très logiquement à cet énoncé de reconnaissance bien légitime :

“Le prix Nobel de littérature colombien Gabriel Garcia Marquez déclare en 1981 : « Il y a quelques années, au cours d’une discussion littéraire, quelqu’un m’a demandé qui était le meilleur poète contemporain en France. J’ai répondu sans hésitation Georges Brassens.”[3]

Salvador Juan, Sociologie d’un génie de la poésie chantée : Brassens, Le Bord de L’eau éditions, janvier 2017.

Gwenaëlle Ledot.


[1] page 81

[2] page 58

[3] Cité à la page 142 de l’ouvrage.

Denis Grozdanovitch, Le Génie de la bêtise

By admin, 17 février 2017 15:01

De l’Âne.

Une icône paradoxale de la bêtise ? Denis Grozdanovitch a beau jeu de démontrer, dans les premières pages de son essai, que l’âne n’est pas celui qu’on croit : les cruautés infligées à l’animal n’en finissent-elles pas de désigner l’ineptie abyssale de l’être humain ? Le poème de Francis Jammes « Prière pour aller au paradis avec les ânes », révèle, à la clef, sa conviction profonde : l’empathie avec le vivant préserverait l’esprit humain des nombreuses ornières de la bêtise.

Dans le catalogue que l’auteur se propose d’établir, la « bêtise primordiale », celle des animaux, est salutaire :

Or le bonheur qui est relié à la bêtise ressemble à un simple et sourd contentement dont le ronronnement du chat me paraît donner une idée exemplaire. Une dense et douce euphorie, proche de certaines extases matérielles. Une solide et compacte ataraxie où ne s’insinue aucune pointe d’angoisse.”

Être, ne point s’agiter, ni quêter jamais son essence dans l’agitation : « Le chat ne fait rien, il « est », comme un roi. » Une idée toute schopenhauerienne parcourt ces pages : la non-coïncidence avec le réel fait le malheur de l’homme ; tout comme le refus de percevoir cette impuissance spécifique, et de saluer la supériorité animale à cet égard : « En réalité, cette conscience aiguë, dont nous sommes si fiers et qui va de pair avec notre faculté d’abstraction et avec notre volonté de planification systématique, est aussi ce qui fait notre malheur, qui empoisonne nos vies à petit feu… ».

Guidés par une plume dansante, nous découvrons la « bêtise de l’intelligence » : elle dépend, semble-t-il, de « modèles » et de « postures » qui finissent inéluctablement par gommer la complexité mouvante du réel, pour tous ceux qui détiennent la clef explicative (et définitive) de l’existence…(1)

…savoir que nous passionner pour une idée, pour une théorie, est inévitable, mais garder en même temps à l’esprit que ça n’est qu’une posture, une posture tout aussi bête que toutes celles qui nous apparaissent comme telles chez les autres.”

La bêtise savante est perceptible dans les démonstrations les plus brillantes des plus grands esprits, où se glissent çà et là quelques raisonnements incertains, dont l’auteur pointe habilement les failles. C’est l’occasion d’un rappel à l’humilité : « Quand ça devient trop sophistiqué, j’invoque le sens commun pour qu’il m’assiste » (2). Car c’est une aventure périlleuse que de vouloir mettre en concepts une réalité héraclitéenne :

Quelle que soit la valeur, la puissance de pénétration d’une explication, c’est encore et encore la chose à expliquer qui est la plus réelle, - et parmi sa réalité figure précisément ce mystère que l’on a voulu dissiper.(3)

On n’oublie pas la bêtise névrotique, intégrée aux formes multiples de la bêtise ordinaire : conduites répétitives, comportements absurdes et d’échec, auxquels les esprits brillants ne sauront échapper ; ou encore la bêtise « sociétale » (snobismes esthétiques ou dogmes contemporains, objets de descriptions réjouissantes). On se dira que l’empan est bien large, et que les manières d’être bête donnent l’embarras du choix… La catégorisation importe-t-elle vraiment ? Se dégagent de ces pages, telle une brume rafraîchissante, l’incertitude de toute chose, le risque qu’il y a à théoriser de façon définitive et l’impérieux désir de rejoindre par des chemins divers (jeu, méditation, contemplation) une réalité plus immédiate… Osera-t-on écrire que l’on se sent moins sot à la lecture de cet ouvrage, truffé de références érudites et malicieuses, et dont l’élégance distanciée prévient tout risque de bêtise savante ? L’écriture, avançant à sauts et gambades, mêle l’examen minutieux de textes exigeants à des petits faits narrés avec simplicité, rencontres fécondes et émerveillements esthétiques. « Venez, doux amis du ciel bleu… »


Le Génie de la bêtise, Denis Grozdanovitch, Grasset, janvier 2017.

Gwenaëlle Ledot.


(1) Clément Rosset évoque à ce propos, dans Le réel et son double « tous ceux qui, doutant d’eux-mêmes, entreprennent de chercher le salut dans un modèle : autre magique dont j’espère qu’il me fera échapper à mon sort, alors qu’il m’enferme inexorablement en moi-même. »  (Folio Essais, p. 110)

(2) Raffaele La Capria, La Mouche dans la bouteille, éloge du sens commun, cité par D. Grozdanovitch à la page 112.

(3) Paul Valéry in Analectes, cité par D. Grozdanovitch à la page 180.

The Latest On Sensible Secrets For best spy software bestspysoftware net

By admin, 6 janvier 2017 13:54

11 Very best Totally free Surveillance Programs for Android Devices

Android os mobile phones have promptly created our lives much easier by taking a range of companies and utility bills to ease and one is neighbor’s (though rather exceptional) way too. Have you any idea, what is Spying ? Spying is actually preserving a check mark on a thing or somebody to get a legitimate purpose and so are the secret agent apps for Android mobile phone gadgets useful.

Tracking prepaid phone

Traveler applications are exactly like other android apps however the system which they use for functioning is a little different. As opposed to other applications, criminal programs come with an an understanding of doing their undertaking with precision along with perhaps, every traveler application functions only one distinct operate. Surveillance programs are becoming crucial right now given that they make our way of life less difficult in one or other techniques. They help you in business any additional methods key during personalized daily life they lower your anxiety by resolving the situation of the children’s security and well-being. Spy programs can be used for several functions also.

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  • Track my metro phone
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  • Cell phone gps tracking
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Don’t get worried in case you are mysterious of the technique of neighbor’s as well as the free spy software for android os. We have now compiled an index of numerous best spy apps for Android and that we provide a list for you.

Disclaimer. &Number8211 Spying is unlawful in some nations around the world, so before you start monitoring. do your due diligence of lawful guidelines within your location. This post is made for academic function only. TechReviewPro does nor showcase any deceitful pastime nor should we showcase any Android spying programs described beneath. That’s why we will never lead to any incorrect use with the info offered here. By looking at underneath, you concur that you simply&Number8217ll not misuse all of these greatest cost-free secret agent blog for Android os.

11 Ideal Totally free Secret agent Blog for Google android Products

1. WhatsDog

WhatsDog – watchdog for WhatsApp. This no cost secret agent software for android operating system is for those who are somewhat vulnerable regarding their young children, loved one or many phone tracking app of the acquaintances. The existing WhatsApp upgrade introduced a new function to raise the privateness of it’s users. Now users can cover up their previous seen, rank and account picture also.

However the matter of concealed previous observed is patched by one of the Android operating system surveillance app, i.age. WhatsDog. With this particular practical application you can preserve a good on your WhatsApp make contact with on how often he/she employs WhatsApp and how many years was heOrshe on the net. However the important limitation of this software can it be let’s one to spy only 1 contact (WhatsApp). This app is accessible totally free in enjoy keep.

2. SPY Communication

SPY Information is another free of charge secret agent iphone app for Android mobile phone that will perfectly suit you should you don’t want anybody else to spy on your mail messages and browse all of your discreet talks. So it’s time to turn into surveillance of yourself previous to any individual agents say as well as retain secure the minds relating to your business, out of your rivals.

This totally free android os criminal application allows you to send solution emails and self applied-destructs them from a distinct period of time (as made the decision by you). The Traveler Communication app can be downloaded in the perform store sufficient reason for its simple interface, enrollment is fairly straightforward. People can sign-up using pre-existing or new Google bill.

3. SpyVisio-No cost

SpyVisio is one of the best no cost spy app for all the disposable traveler apps for Google android. A kid is all parents&Number8217s worry and when you put on’t want to see baby moaping, go for this iphone app.

Many of us have received an unused android operating system mobile phone and after this it’s time for you to use that phone. Mount this software, sign-up and make that cellphone where ever your baby is sleeping. Whenever the infant will be sad, the alarm system will likely be high in volume enough to awaken you up. But not only alert, however, this software offers far more functions than that. It can mail sms, web mail as well as call someone too. Even though this application isn’t confined to keep watch over your infant, it could do more than that.

4. Cell phone Unit

If you would like use some delivery young boys not to mention, you’ll have to supply them with company’s cars. Nevertheless, you can’t believe in any human being performing underneath you and concerned with any susipicious activity regarding your vehicles. Not just delivery boys, if you’re also interested in your wife or husband and children – where do they really invest their more often than not. Then an totally free Android mobile phone criminal practical application is for you.

With Mobile or portable System, you could give anyone (on to whom you want to have a very look at pertaining to site) with your cell phone with this software set up in it. This unique app quickly definitely makes the listing of locations that your person received frequented (in the presence of data association). Every time you would like to begin to see the sites the location where the focused individual had gone, merely faucet on ‘View Now’.

5. Sly Ting

Maybe you have stopped at the place – so stunning that you’d like to catch the entire put in place your mobile phone? You with good enjoyment get your android cellphone, available you and when you were on the verge of select the first picture, the thing is a impolite observe board or perhaps a dude declaring “Photography is prohibited”. The majority of us would loose our expect of experiencing caught such a beautiful invest our cell phone.

Very well, with this practical application it is possible to catch the attractive sites rather than appear as if you happen to be acquiring one thing. This software lets you to select a tailor made backdrop picture to your digicam (that you just everyone more should be able to see) and concurrently, you are able to just click photographs as well. To click on images, faucet on any part of the monitor.

6. Spy Online video Recording unit

Think about you happen to be obtaining some really good time, enjoying film in the treatment room and suddenly you really feel like producing an interesting world of the video. But as reported by the rules and regulations of the theatre, recording is prohibited. But don’t fear, Use this totally free android os surveillance iphone app.

The aforementioned cost-free spy software for android operating system device, not simply helps you to to click pics privately however this seems to have some thing more than this. Using this type of iphone app, you may make videos secretly without subjected to hunch. In addition to taking movies. this software maintains you current with just before along with soon after photos of it. Though a youtube video is now being registered, the screen converts black.

7. Headsets Surveillance. Extremely Experiencing

Have you noticed what people focus on you, guiding your back or once you aren’t listening ? Needless to say during living we all have obtained this urge certainly it relating to schoolmates, staff, neighbors, co-workers and many others. You can now evidently tune in to these kinds of discussions on this a different no cost google android spy app.

With this free google android secret agent app you are able to go away your cellphone everywhere area with folks referring to several products as well as stay in a similar bedroom deceiving to be controlled by an audio track with headsets plugged in. Just introduction the practical application as well as the voices will probably be saved by your android’s microphone stand, described with amp and rescued.

8. Mobile phone Tracking Standard Internet site

Having conquer your main problems by making use of previously referred to no cost android os criminal apps, one of several problems about which you may is proven to assume continually is – What your son or daughter does all day every day on-line?

When you notice this name, I understand very well what pertains to your mind but believe me this practical application is more compared to those regular cellphone monitoring apps. Besides tracking your child’s site by means of Navigation, this iphone app also tracks telephone calls, emails, texting, world-wide-web background plus much more. Just deploy this practical application on the child’s telephone and keep watch over your child with it’s straightforward interface. Even so, this practical application has 1 restriction – anytime to find out these activities of one’s youngster by using this software, it takes someone to some nice websites.

9. Cell Disguised . Video camera

This is among the ‘Two-in-one’ google android surveillance blog. Even though in all these programs we’ve got mentioned acquiring photos and producing video clips without confronted with feeling, the uniqueness of this software can be recognized only when you use it at least once.

The major good thing about this app is that even when an individual requires your phone or snatches it, they will in no way come to know the application of spy applications. Inside iphone app compartment, it seems like as being a ‘Simple Notepad ’ plus there is none (apart from you) that knows what this practical application is in real impression.

10. Undercover Agent False Call up

Ever before attempted to by pass a session or perhaps a school or other loved ones perform but didn’t have got explanation to make ? Secret Agent Artificial Call is a second free of charge Android os criminal practical application that may help you do this. Now, you could make future options for this sort of instances because now you have arrive to know about this beautiful application.

Undercover agent phony phone is usually a free of charge traveler app for android os in other words your low-dwelling friend who message or calls you once you want him. Simply select the id from which you need to be given message or calls, make the conversation’s documenting and choose the time when you’d like to acquire a call up. After you have configured these controls, keep in mind that it’s impossible to keep you from to emerge from from boring lessons, gatherings and everything else.

11. Undercover Agent

This free of charge android os criminal practical application can be your secret close friend about who no person knows apart from anyone with a android mobile phone mobile phone. For those who have this app installed in your telephone, you happen to be a whole surveillance.

This totally free spy application has different methods, receptors and all other utility bills that you desire to become a whole traveler. Additionally, this application comes in the engage in shop so you should not to look in other regions with this application.

The Pro Evaluation from TechReviewPro

When used suitable, Android operating system traveler software are often very effective in tracking, overseeing and maintaining a tally of your beloved types. Nevertheless, however these kinds of energy methods which are made to increase person’s existence regular with the aid of sophisticated, are being neglected by human beings them selves. With any luck ,, a list of best spy apps for Android operating system will help you surveillance for better reasons.

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  • Félix Buhot. 1847-1898. Peintre d’atmosphères.

    By admin, 4 novembre 2016 17:40

    Félix Buhot. 1847-1898. Peintre d'atmosphères. : Catalogue de l'exposition du musée Thomas Henry de Cherbourg-en-Cotentin (25 juin - 25 septembre 2016)

    Félix Buhot. 1847-1898. Peintre d'atmosphères.

    « D’aristocrate qu’elle était autrefois… »

    Le catalogue de l’exposition consacrée au peintre et graveur Félix Buhot par le musée Thomas Henry fait renaître les plus belles images d’une ville empreinte d’histoire et de littérature. Au cœur de l’ouvrage, qui reproduit les œuvres fameuses, Bruno Centorame dédie un article inspiré au Valognes de Félix Buhot. L’artiste, natif de cette petite ville normande, en a mis en lumière les facettes diverses : scènes populaires, lumière après la pluie, silhouettes urbaines, traces monumentales d’un temps glorieux et disparu, « des hôtels de seigneurs trop vastes et trop beaux ». Le tableau intitulé « Les oies » (et ses variations) déploie sans nostalgie un charme agreste et épuré ; les eaux-fortes réalisées pour le Chevalier Destouches et L’Ensorcelée rappellent que Valognes fut également la « ville adorée » de Barbey d’Aurevilly. Quant au fascinant Nocturne à l’entrée de l’église de Valognes, il évoque, explique l’auteur, un romantisme noir, puisque, décidément, l’époque oscille entre Victor Hugo et Huysmans, entre frisson du sacré et tentations pré-décadentes.
    Quant à Valognes… l’un des talents de l’artiste est d’avoir capturé l’esprit du lieu (« D’aristocrate qu’elle était autrefois, la petite ville est devenue contemplative et recueillie ») et d’avoir saisi les fantasmatiques reliques d’un temps flamboyant.

    Félix Buhot. 1847-1898. Peintre d’atmosphères. : Catalogue de l’exposition du musée Thomas Henry de Cherbourg-en-Cotentin (25 juin - 25 septembre 2016).

    Louise Le Gall ; Julie Jourdan ; Gilles Soubigou ; Bruno Centorame ; Margaux Tangre

    Éditeur : Ville de Cherbourg-en-Cotentin - Conservation des musées

    Catalogue de l'exposition du musée Thomas Henry de Cherbourg-en-Cotentin

    Article rédigé par Gwenaëlle Ledot.

    Mémoire de fille, Annie Ernaux

    By admin, 14 mai 2016 16:08

    Mémoire de fille, d’Annie Ernaux

    Qu’est-ce que la mémoire et qu’est-ce qu’une fille ? Saisir un fantôme, peindre une silhouette, attraper une « sylphide au fond de la coulisse » (1) ? Et creuser sans relâche, questionner un passé violent, interroger sans limites l’essence d’une fille qu’elle a (peut-être) été. L’objet du texte est explicitement réflexif, puisqu’on construit une identité par l’écriture. Quelle est la possibilité de comprendre ce qu’on a été un jour ? Quelle possibilité de l’appréhender par les mots ?


    De quoi est constituée cette fille de 1958 ? Les données sociologiques et psychologiques sont vite survolées ; ce sont des images gravées par la souffrance qui vont donner l’élan au texte. Elles n’existeront que par les mots qui les informent. Car « l’autre fille » torture de la pâte à papier pour en exprimer une parcelle de vérité.


    « Horloge ! Dieu sinistre, effrayant, impassible… »


    Que se passe-t-il au moment où « la fille » cède aux avances d’un quasi-inconnu ? Qui est-elle lorsqu’elle se laisse emporter par la volonté d’un Autre ? Où est-elle lorsqu’elle abdique son être et sa conscience ? L’auteur décrit une « fille de chiffon », prisonnière de son désir confus et du désir émietté d’autrui : « Il m’est impossible de saisir tous les glissements, la logique, qui l’ont conduite à l’état où elle se trouve. » (2)


    Elle est donc celle qui disparaît sciemment, pour explorer (peut-être) un anéantissement prévisible, et plonger au fond du gouffre. Elle est celle, aussi, constituée déjà de morceaux textuels : poèmes de Prévert et de Laforgue, phrases de Proust ou de Gide mémorisés. Elle est un nom (Annie Duchesne), mais ce nom pourrait être un autre (Duménil), et plus tard ne sera plus le sien.


    Lorsqu’elle se cherche dans les autres du passé, quelques camarades de 1958, ceux-ci ont disparu (même sur Google). Il reste quelques scènes, monstrueusement distendues, tandis que d’autres « ponts » de la mémoire se sont absolument effacés. Caprices du souvenir.


    La saisie et la construction du moi par le texte restent eux-mêmes frappés d’insuffisance et d’impuissance : « Il manque toujours ceci : l’incompréhension de ce qu’on vit au moment où on le vit, cette opacité du présent qui devrait trouer chaque phrase, chaque assertion. » (3)


    Et encore ce déséquilibre vertigineux : qui étions-nous dans le regard des autres ? Que reste-t-il de nous dans leur esprit ? Ceux qui ont envahi et habité notre âme pendant des années nous ont mystérieusement balayés. Distorsion de la durée, disproportion des impacts.


    « Le jour décroît ; la nuit augmente, souviens-toi ! »


    Mais une phrase paradoxale écrite par la fille du passé, retrouvée dans les pages d’un journal, semble livrer la clef du récit, sinon la clef d’une vie : « Je ne suis pas culturelle, il n’y a qu’une chose qui compte pour moi, saisir la vie, le temps, comprendre et jouir. » La fille rend compte par anticipation de la lutte acharnée, parfois violente, menée par l’auteur pour saisir avec de l’encre quelques paillettes d’existence.


    « Le gouffre a toujours soif, la clepsydre se vide. »

    Mémoire de fille, Annie Ernaux, Gallimard, mars 2016.

    Gwenaëlle Ledot.


    (1) Baudelaire, « L’Horloge », Les Fleurs du Mal.

    (2) Annie Ernaux, Mémoire de fille, p. 53

    (3) Ibid., p. 115.

    Articles consacrés à Annie Ernaux sur ce site.

    Revue Elseneur N° 25, 2010.

    Sommaire

    Camille Laurens, Celle que vous croyez

    By admin, 9 mai 2016 15:12

    Humus

    Le lieu initial est un hôpital psychiatrique, où Claire, l’une des narratrices, s’entretient avec un médecin. C’est cette conversation que retranscrit la majeure partie du roman. Cependant l’agencement du récit, un brin facétieux, met en scène plusieurs protagonistes dont l’identité et l’histoire sont mouvantes ; leurs parcours incertains se partagent entre celle qui vit et celle qui écrit, celle qui regarde et celle qui souffre, masques multiples et avatars d’une même âme. Celle que vous croyez ?

    Ce sera donc l’histoire d’une femme et de son malheur, l’histoire de toutes les femmes et leur malheur commun, l’Insupportable d’un asservissement jamais démenti ; certainement, le « désastre féminin » (1) que décrivait un autre grand auteur français contemporain. Mais le constat fait place à l’émanation d’une folie individuelle, parfois vertigineuse et violente, parfois valse mélancolique ; celle qui, prise à la loupe, ouvre sur les nuances universelles du malheur.

    Être folle ? Ce que c’est qu’être folle ? Vous me le demandez ? C’est vous qui me le demandez ?

    C’est voir le monde comme il est. Fumer la vie sans filtre. S’empoisonner à même la source.” (2)

    L’obsession amoureuse qui devient progressivement l’objet de ces pages n’est qu’une manière parmi d’autres d’accéder à un état d’hyperlucidité ; celui qui nous fera saisir, conjointement, la force de la vie et son anéantissement.


    “Elle s’était transformée en attente. Elle attendait, elle était entièrement occupée à cela : attendre. Qu’est-ce qu’elle attendait ? Rien, justement. Elle attendait un mort, qu’il revienne, elle attendait l’amour, qu’il arrive, elle attendait le pardon, qu’il lui soit donné ? […]

    L’attente était devenue son être, l’attente avait dissous l’objet de l’attente. Elle était statufiée dans cette posture, un deux trois soleil éternel, Pénélope sans prétendants, Pénélope sans retour d’Ulysse, mais qui s’obstine à défaire la vie qu’elle pourrait vivre.” (3)

    La plongée d’un personnage dans la folie est indissociable de sa noyade dans les mots ou dans le désir. « Les livres sont faits de ces souvenirs qui s’entassent comme les feuilles d’arbre deviennent la terre. Des pages d’humus. » Le texte naît à partir d’autres textes – comment pourrait-il en être autrement ? - et aspire pour s’en nourrir le grand chagrin de Claire ou de Camille. Les narratrices absorbent, pour l’écriture, l’amertume du désir et de la perte. Le récit fantasmatique et brumeux qui en émerge, kaléidoscopique, est une pâte à papier, remâchant le grand malheur de toute vie.


    Camille Laurens, Celle que vous croyez, Gallimard, 2016.

    Gwenaëlle Ledot.
    ……………………………………….

    (1) Annie Ernaux.

    (2) Celle que vous croyez, page 69.

    (3) Ibid., p. 111.

    Laurent Binet, La septième fonction du langage

    By admin, 10 avril 2016 17:29

    « Tu vois, c’est la langue… »Afficher l'image d'origine

    Un conte cruel raconté par un linguiste, et qui ne signifie rien : le dernier roman de Laurent Binet entraîne son lecteur dans la résolution d’une énigme policière (la mort de Roland Barthes, vrai-faux accident de voiture ?) et d’une énigme épistémologique : recherche de la « septième » fonction du langage qui aurait été laissée de côté par Jakobson…
    Un « Cinquième élément » à la mode intellectuelle et parisienne ? Un parcours érudit et satirique à la fois, qui met en scène Sollers et Kristeva, Foucault, Derrida et Searle… et ne se prive jamais de les associer aux figures médiatico-politiques de l’époque (Giscard, Lang ou Mitterrand) : tous à la recherche du pouvoir performatif, celui qui fait advenir les choses par la parole.
    Ingrédients savamment mêlés : la pragmatique pour les nuls, le structuralisme pour amateurs, le faux thriller et l’inévitable peinture sociologique des cercles parisiens. Laurent Binet se joue brillamment des codes et des thèses. Il jongle avec les invraisemblances et les fonctions méta-narratives : son héros Simon, baladé et même torturé tout au long de ce texte burlesque par un auteur sans pitié, aura in fine le dernier mot. La dernière partie, mise en abyme ludique, se joue des règles narratologiques. Le personnage principal, conscient d’être promené dans des situations de plus en plus rocambolesques (jusqu’où le lecteur peut-il accepter cette pétillante invraisemblance ?) lance à son créateur un ultime et facétieux défi : « Tu vois, c’est la langue qu’il fallait me couper.»

    Laurent Binet, La septième fonction du langage, Paris, Grasset, août 2015.

    Gwenaëlle Ledot.

    Nathalie Azoulai, Titus n’aimait pas Bérénice

    By admin, 23 décembre 2015 14:38

    Afficher l'image d'origineCaeco carpitur igni (1)

    La narratrice du roman a été abandonnée par un certain Titus, au profit de son épouse, appelée « Roma » : c’est l’origine d’un questionnement infini, littéraire et amoureux. La tragédie racinienne s’y invite naturellement, avec son cortège de doubles : la reine Bérénice, l’empereur romain Titus et l’abandon de l’une par l’autre (… invitus, invitam, comme on sait).

    Qui est le double de qui ? La pitoyable histoire de la Nouvelle Bérénice était-elle en germe dans la trame antique ? Ou bien l’amoureuse moderne cherche-t-elle uniquement à cerner sa souffrance, usant des procédés de la musique racinienne : « Racine, c’est le supermarché du chagrin d’amour… » Disséquer les passions mène ici à un questionnement esthétique, stylistique, obsédant : d’où vient la mélodie de ce vers racinien ?

    Tout m’afflige et me nuit et conspire à me nuire…

    Percer le mystère d’un triste alexandrin… La pulsation du style vit de transports affectifs mués en chapelets précieux. L’enjeu est de sonder l’énigme Jean Racine, sa vie-son œuvre, les trésors de sa plume ; ainsi, la fiction biographique construit un personnage complexe, habité par l’écriture et par ses lectures. Virgile sera la clef intertextuelle de la quête, le tiers nécessaire aux interrogations obsédantes et aux cendres de réponses… Et le chant IV de l’Enéide, gravé dans son esprit, devient le fil rouge de la douleur : la reine Didon « pallida morte futura » (déjà pâle d’une mort future) s’impose comme la silhouette qui précède et explique Bérénice. Plus tard, il y aura encore Phèdre : la fille de Minos et de Pasiphaé incarne, à son tour, une passion brûlante comme un or blanc.

    La quête de Racine traque l’harmonie du vers, aiguisé par la douleur, par les douleurs. Un vers réitéré devient os ou couteau. Les émotions et les souffrances seront-elles contenues par les syllabes incantatoires De cette nuit Phénice as-tu vu la splendeur ? Ou suivront-elles comme un destin une chute en spirales …Dans un mois, dans un an, comment souffrirons-nous… ?

    Et que dire de l’art quand il s’agit de la vie ? La Bérénice narratrice ne sera pas reconnue par son Titus, la poésie minérale restera vaine. Alexandrin de cendres, de plomb ou d’or ne sauvera pas Bérénice, mais va l’entourer, l’enlacer, la ceindre de son obsession poétique : tous, finalement, iront obscurs dans la nuit solitaire.(2)

    Titus n’aimait pas Bérénice, de Nathalie Azoulai, Paris, P.O.L., 2015.

    Gwenaëlle Ledot.


    1. Virgile, L’Enéide, Livre IV, cité par Nathalie Azoulai, p.45. « Elle se consume d’un feu aveugle… »

    2. « Ibant obscuri sola sub nocte per umbram », Virgile, L’Enéide, cité par Nathalie Azoulai, page 39 sq.

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